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C’est dans la petite rue d’Argenteuil près du Palais Royal que le bistrot Mee a élu domicile.

Mee peut vouloir dire « beauté » ou « sagesse » en coréen, mais c’est avant tout la dernière particule du nom de la maîtresse de ses lieux, Gwon Hyun Mee (en Corée, le nom de famille est évoqué le premier). Le bistrot Mee n’est autre que la petite sœur du Gwon’s dining, restaurant réputé du 15ème arrondissement frôlant le semi-gastronomique. La famille Gwon, propriétaire des deux adresses, fait honneur à la tradition coréenne et plus généralement la tradition asiatique du « family business ».

Gwon’s dining étant à présent considéré comme une référence en terme de cuisine coréenne traditionnelle, les Gwon ont décidé de relever le défi de la modernité : ils se sont alliés à une équipe jeune et dynamique emmenée par Hagni Gwon, 26 ans et membre du groupe parisien l’Impératrice. Accompagné de plusieurs amis architectes, cuisiniers, serveurs, il s’est mobilisé afin de donner à Mee un souffle nouveau. Il s’agit bien donc d’une affaire de famille (de coeur).

En quelques mots, le concept du bistrot MEE est de mettre à profit le savoir-faire culinaire d’une famille experte en cuisine coréenne à prix accessibles et de le transposer dans un cadre parisien, jeune et moderne : une fusion ayant tous les codes d’un « must ».

 A mon entrée dans le bistrot, l’ambiance y est conviviale et agréable. Un cadre qui nous rappelle un loft new yorkais : haut plafond, fils apparents, tables en bois et tabourets minimalistes. Un côté « Less is more » qui me plaît et qui donne à l’atmosphère une dimension apaisante, sans artifice. Trois semaines après son ouverture, Mee compte déjà une clientèle affirmée : les quelques workingmen attablés ont l’air ravi d’avoir une nouvelle cantine au déjeuner tandis qu’en m’installant, j’entends ma voisine de table congratuler chaudement la serveuse pour la délicatesse des plats proposés. Cela promet.

Avant la dégustation, quelques précisions sont de rigueur afin de comprendre la volonté de fusion de deux cultures par la famille Gwon. En Corée, l’expression « partager un repas » prend tout son sens : les plats affluent à table et chacun picore à droite à gauche à la façon des tapas espagnols. Cette dimension de partage se retrouve sur la carte notamment dans les entrées, que l’on appelle « bouchées » chez Mee (au nombre de quatre sur la carte, entre 4€ et 6€), qui ont davantage une connotation d’amuse-bouche à partager que de réelles entrées à la française. Cependant, les huit plats (13€-14€) sont servis de manière individuelle, à l’européenne.

« Que le festin commence »

On assiste à une mise en forme du repas coréen occidentalisé. Dans les différentes bouchées, le velouté au potiron vert, aussi connu sous le nom de potimarron, et les beignets d’huître ont retenu mon attention.

Pourquoi ? A priori, ces intitulés ne m’évoquent pas le pays du matin calme et m’intriguent d’autant plus.

Le velouté de potimarron est en fait un amuse-bouche assez présent en Corée, m’apprend Hagni : sa texture plus douce et son goût plus sucré que le traditionnel potiron français répond aux caractéristiques culinaires asiatiques. Agrémentée de sésame, cette première bouchée me ravit.

Soupe potimarron 400x400

Ensuite, les beignets d’huître seraient un classique coréen : tout d’abord, l’huître ne se mange pas crue comme en France. Les coréens, tout comme les asiatiques en général, sont de grands amateurs de friture, combinée à tout et n’importe quoi (légumes, viandes, poissons et… huîtres).

huitre400x400 copie

N’étant ni une grande fan d’huître à la base ni de friture huileuse de base, c’est avec un peu d’appréhension que je croque dans ce beignet : surprise. On apprécie une texture croustillante sans être grasse ou huileuse, ce qui nous change de la friture européenne et l’huître chaude est une découverte étonnante : sa texture quelque peu gluante étant crue s’adoucit à la cuisson. Accompagnée d’une petite sauce façon béarnaise, l’alliance croustillant/fondant marche très bien.

De délicieux raviolis coréens au kimchi et au porc me sont apportés pour clore la dégustation des bouchées. Connaisseuse de raviolis asiatiques en tous genres, je m’attends à de grandes choses en bouche. Et je n’ai pas été déçue. Le kimchi est bien dosé et la farce est relevée à souhait. C’est délicieux (tellement délicieux que je n’ai pas eu le temps de prendre de photo).

 

La suite du repas fut tout aussi haute en couleur et se centra sur des plats typiquement coréens.

Le fameux bibimbap arrive, fumant, dans un bol en pierre chaud. Met très populaire en Corée et l’un des plus connus en France, il est composé de riz, de viande, de légumes sautés et cuit encore pendant la dégustation.

Ayant goûté plusieurs bibimbap à Paris ainsi qu’à Séoul, celui-ci répond à mes attentes en terme de goût. Bien relevé, pas trop pimenté (le piment est en libre service) et agrémenté d’algues. Un bibimbap de qualité, comme en Corée et servi directement sur la pierre de cuisson : un concept original qui alimente notre immersion en Corée. Malheureusement, trop impatiente de le manger, j’ai (encore) oublié de le prendre en photo.

La poêlée de blanc de seiche légèrement pimentée m’est servie. Les ingrédients sont sensiblement les mêmes : riz, légumes, agrémentés d’algues… Cependant, la seiche ainsi que l’assaisonnement change du tout au tout l’arôme du deuxième plat goûté pour le plus grand plaisir de mon palais, qui malgré sa sensibilité, a aimé le côté pimenté de ce plat. Je renoue avec la seiche, qui m’avait une fois déplu de par son côté caoutchouteux, qui cette fois-ci est parfaitement cuite et tendre.

seiche400x400

Enfin, le poulet mijoté à la sauce soja conclut la farandole des plats. Un choix judicieux afin de terminer le repas sur une note douce. Une viande parfaitement cuite et tendre, des légumes sautés croquants et moelleux et une sauce asiatique comme on les aime, avec de la sauce soja à gogo.

poulet 400x400 copie

En guise de dessert, une infusion de mais me tenta, n’ayant plus vraiment de place après ces mets tous aussi délicieux les uns que les autres. Une bonne façon de finir un repas garni, malgré les appétissants desserts traditionnels notamment le coulis de haricots rouges sucré ou la glace flottante sur omija, une baie typiquement coréenne.

 

Conclusion :

Un design à l’image de sa gastronomie : simple et épuré. Et efficace.

Petit budget ? Courez goûter à leur formule midi « Bouchée+Plat » à 15€ !

 Adresses

Gwon’s dining, 51 rue Cambronne, 75015 Paris

/

Bistrot Mee, 5 rue d’Argenteuil, 75001 Paris

Réservations au 01.42.86.11.85 ou à mee.opera@gmail.com / Ouvert du lundi au samedi 12h00-14h30 / 19h00-22h00

Pauline Mahon

Etudiante en communication digitale, amatrice de gastronomie et rédactrice web à mes heures perdues

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Un commentaire pour l'instant.

  1. Donatien dit :

    Super ! Une nouvelle adresse à tester à côté du bureau ! Merci !